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TECHNIQUE D’ÉCRITURE  ༄  PRÉPARER  ༄  ÉCRITURE

ÊTRE CORRECTRICE BÉNÉVOLE

PAR SARAH  ༄  12 MAI 2021

Je sais ce que vous vous dites… « bénévole », c’est un terme que peu de monde apprécie. Bénévole, ça veut dire aider, c’est le partage, l’entraide. Mais le bénévolat, c’est surtout donner sans rien recevoir en retour. Enfin… pas totalement, en fait. Tout dépend de ce que l’on en dit à notre arrivée et plus tard. Avant de débuter cet article, je tiens à prévenir que je ne nommerais pas la maison d’édition pour laquelle je travaille bénévolement pour deux raisons : je ne trouve pas l’utilité de le faire et je tiens malgré tout à préserver son anonymat pour des raisons professionnelles.

ÊTRE CORRECTEUR, KÉSAKO ?

Commençons ! Le métier de correcteur est incroyablement fascinant et stimulant. Le gros point positif, c’est que tu es prioritaire sur les manuscrits que tu corriges, donc, forcément, tu peux le lire avant sa publication officielle. Et pour moi, c’est un détail non-négligeable. Tu travailles en te faisant plaisir, c’est fou quand même, non ? Je ne suis pas sûre qu’on puisse dire ça de tous les métiers, à mon avis.

Mais ce n’est pas le plus important dans le métier de correcteur, il y a d’abord le côté professionnel, puis le côté technique.

Petit point explicatif : Tout d’abord, oui, être correcteur, c’est un vrai métier. Combien de fois j’ai entendu des gens dire que ce n’était pas un métier assez gratifiant économiquement, que ce n’était pas un métier “général” en entendant par là qu’on ne peut pas en vivre. Peut être qu’à une époque, c’était le cas. Et peut être que ça l’est toujours, d’ailleurs. Mais j’ai tendance à penser qu’un métier doit être appliqué avant par plaisir et non par obligation. On est en 2021, et même si ton métier ne te rapporte pas assez pour te payer des vêtements tous les mois ou t’acheter une maison, à côté de ça, il ne te mine pas le moral et te fais vibrer chaque jour de ta vie. 

Donc, oui, être correcteur est un vrai métier. Globalement, le travail du correcteur est d’intervenir sur un texte, peu importe le format, que ce soit papier ou en ligne, le tout en veillant au bon usage orthographique, grammatical, syntaxique et au respect des règles typographiques et à la cohérence du contenu. Dis comme ça, ça fait beaucoup. Mais en réalité, le métier de correcteur, ce n’est pas juste corriger les mots qui sont mal écrits ou d’enlever les fautes de frappe. Au contraire, toute la cohérence d’un texte repose entièrement sur son travail.

Pour donner plus de précision sur le métier, voici quelques questions que je m’étais posée et auxquelles je peux répondre aujourd’hui : 

Un correcteur travaille-t-il uniquement pour une maison d’édition ?
Pas du tout ! Le correcteur peut se spécialiser s’il le souhaite, mais il peut être demander pour d’autre format qu’un roman : cela peut être un titre de presse, un article de blog, un mémoire et même une agence de communication. 

Le correcteur doit-il corriger uniquement les fautes d’orthographes ?
Surtout pas ! Le correcteur s’interroge sur la forme mais aussi sur le fond. C’est pour cela que le correcteur doit avoir une bonne culture générale et, si possible, être au courant des dernières actualités. Si le correcteur corrige un texte qui parle de l’espace, il doit s’assurer que les informations ne sont pas faussées. Dans le même cas que pour un roman, il faut aussi faire attention.

Les problèmes récurrents à éviter :

⊞  Attention aux noms des villes qui se ressemblent ou qui ne parlent pas du même lieu

⊞  Au plagiat, c’est à dire à des éléments qui ne sont pas cités avec leur créateur originel

⊞  À la répétition d’extrait ou de texte

⊞  Aux citations qu’il faut absolument les expliquer (j’entends par-là qu’il faut dire qui est son auteur et quand l’a-t-il dit)

Le correcteur corrige-t-il seulement ?
Vous pensez que cette question est peut-être bête mais pas du tout ! Avant de commencer, je me suis demandée si le correcteur se contentait juste de “corriger”. En réalité, le correcteur peut, avec avis positif de l’auteur, venir faire un travail de réécriture si cela est nécessaire. Dans ce cas-là, il vous faudra aussi des capacités rédactionnelles pour modifier le texte plus largement. Plus explicitement, le correcteur peut :

⊞  Couper, supprimer ou compléter une partie de texte

⊞  Réorganiser les chapitres

⊞  Éclaircir des passages qui paraissent obscurs

⊞  Reformuler le style si besoin

Donc le correcteur à presque le droit de tout faire ?
Bien sûr que non ! Il est vraiment très important de respecter le texte de l’auteur. Il faut se mettre à sa place et se dire qu’écrire un texte, peu importe qu’il soit, peu importe la longueur ou le style, tout cela lui demande du temps et de l’énergie. Même si vous êtes son correcteur, vous n’avez pas le droit de lui imposer une décision sous prétexte qu’elle est « nécessaire ». Si vous lui proposez une réorganisation des chapitres et qu’il refuse, vous devez vous plier à sa décision. Et à moins d’avoir des explications sincères sur ce changement possible, alors il vaut mieux se contenter du plus simple.

Le correcteur doit signer un contrat ou corrige-t-il comme ça ?
Sachez que même si vous êtes correcteur bénévolement, on vous demandera toujours de signer une clause de confidentialité. C’est le plus important car c’est ce qui permet de protéger les données du texte. Si on ne vous le propose pas, ou si vous-même ne le proposez pas à l’auteur, cela peut devenir contraignant. Par contre, si c’est une maison d’édition qui ne vous impose pas de signer un contrat, ici ce sera très problématique. Il faut toujours un contrat !

Comment devenir correcteur ?
Il y a plusieurs manières de devenir correcteur. D’un point de vue scolaire, il n’existe pas de licence ou de formation à proprement parler pour juste la correction, mais vous pouvez retrouvez des diplômes spécifiques qui s’en rapprochent et qui vous permettent de faire le métier de correcteur :

⊞  le Centre d’écriture et de Communication

⊞  le CFPJ – Centre de formation et de perfectionnement des journalistes

⊞  l’Emi-CFD école des métiers de l’information ;

⊞  et Asfored – centre de formation du syndicat national de l’édition.

Si vous souhaitez plus d’informations, c’est-à-dire de quelque chose de plus détaillé, je vous proposerais très prochainement un article sur ses différentes formations ainsi que des interviews d’étudiants de ses écoles !

UNE VRAIE EXPÉRIENCE OU JUSTE DU TEMPS PERDU ?

Ma réponse est déjà toute trouvée : bien évidemment que ça l’est. C’est particulièrement gratifiant quand une maison d’édition accepte de vous engager pour faire le travail d’une des étapes les plus importantes avant la publication d’un roman. 

Le bénévole peut être assez rebutant, surtout quand on sait que l’on va travailler sans gagner d’argent à côté de ça. Tout dépend du statut de chacun, en réalité. Si vous êtes en recherche d’argent, évidemment que cela risque d’être compliqué. Le bénévolat s’adresse plutôt aux étudiants qui cherchent à acquérir de l’expérience. C’était mon cas.

Quand j’ai vu l’annonce passer, j’ai bien failli la rater. C’était moins une, comme on dit. Mais finalement, j’ai été accepté. Ils m’ont fait signer une clause de confidentialité (très importante !) puis m’ont fait passer une correction-test. J’avais un mois pour corriger un manuscrit d’une centaine de pages. C’était particulièrement intéressant mais aussi stressant étant donné que c’était le premier. Et j’ai rencontré quelques obstacles…

⊞  L’erreur de Word ; corrigez toujours une version enregistrée !

⊞  Les dates en début de chapitres… la chronologie, c’est important

⊞  Les noms propres : ahah, ils ont étaient malins… Il y avait un lieu qui se trouvait à deux endroits différents dans le monde mais qui ne s’écrivait pas de la même manière ; heureusement que je m’en suis aperçue.

Finalement, j’ai terminé la correction au bout d’un mois, et j’ai pris soin de relever toutes les moindres coquilles. Il y a toujours une hésitation pour la première fois, des choses dont on n’est pas sûr. Mais après ça, j’ai été prise.

Conclusion ? J’ai corrigé douze romans depuis février 2020. 

ET L’AUTONOMIE, DANS TOUT ÇA ?

L’objectif de ce bénévolat, c’est aussi de trouver une certaine indépendance dans le travail de correcteur. Outre le fait de pouvoir ajouter cet intitulé sur son curriculum vitae, il faut aussi pouvoir prouver que ce que l’on fait est bien. À force de corriger des textes, et cela sans être payée, m’a permis d’ouvrir un regard nouveau sur ce métier peu envisagé.  

Grâce à cela, je découvre l’autonomie du métier et si je le veux, je pourrais très bien continuer, même en tant que freelance.

Alors, es-tu convaincu ? Toi aussi tu veux être correcteur ? Si tu le souhaites toujours, je te conseille de te diriger vers des correcteurs de métier (et pas juste une bénévole comme moi ahah !). Je te conseille le blog de Mélany Bigot qui explique comment elle est devenue correctrice. Il y a également les blogs de Correctoo et Neoplume.

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SARAH

Véritable couteau-suisse qui alterne entre de multiples activités, j’ai créer ce blog afin de partager mes découvertes, mes recherches et mes projets. J’espère également faire de belles rencontres 🌻

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J’aurais dû prier pour ne jamais naître. Parfois, les choses ne se passent pas comme on le voudrait. Moi, j’ai su que j’avais tiré ma mauvaise carte quand mes parents se sont effondrés sous mes yeux en m’abandonnant. La fin du jeu est marquée au sang sur mon front, un mauvais « game over » lourd à porter. Je suis devenue un animal dépourvu de pattes et je sais que je perdrai à ce jeu qu’est la vie.