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TECHNIQUE D’ÉCRITURE  ༄  PRÉPARER  ༄  ÉCRITURE

ÊTRE CORRECTRICE FREELANCE

PAR SARAH  ༄  12 JANV 2022

Être correctrice freelance, c’est complètement différent que d’être correctrice bénévole. Dans un précédent article, je t’ai parlé de mon expérience de correctrice bénévole, et je t’ai expliqué un peu comment cela se passait et ce que ça m’avait apporté. J’avais aussi signalé sur mon blog que dans très peu de temps, j’allais passer en « freelance ». Donc, aujourd’hui, je vais te parler de ce que j’ai appris depuis que j’ai commencé et comment j’en suis arrivé là.

⊕ Lire aussi ÊTRE CORRECTRICE BÉNÉVOLE

DÉFINITION DE « FREELANCE »

Déjà, il faut savoir qu’être en freelance, ce n’est pas du tout comme le statut de salarié ou de cadre. Quelqu’un qui est en « freelance », c’est une personne qui travaille à son compte, qui est indépendante et qui vend ses services à un client. Étymologiquement, « freelance » est un mot anglais composé de « free » (libre) et de « lance », mot forgé par Walter Scott dans Ivanhoé. Et la grande différence avec le bénévolat : je suis payé ! Parce que oui, rappelles-toi : j’étais bénévole, donc je ne faisais qu’apporter mon aide.

C’est la grande différence avec le bénévolat. Mais qui dit grande différence, dit changement certain : plus de responsabilités, plus de paperasses, et encore plus de termes qui nous sont complètement inconnus à nous, la génération 2000 (enfin presque pour ma part). Mais ce n’est pas tout : en tant que freelance, tu es aussi ton propre patron. Donc c’est toi-même qui choisis tes horaires, tes tarifs, ce que tu souhaites faire et comment, le tout dans les règles. Quand on est freelance, on dit aussi qu’on est « auto-entrepreneur », et quand on porte ce statut, on parle essentiellement de « missions ».

Je vais te parler de mon cas. Personnellement, je vends des services de correction, donc je ne suis pas une très grosse entreprise. De ce fait, je suis une « micro-entreprise », qu’on appelle aussi une « entreprise individuelle » parce que je n’ai pas d’associé. Parler du statut de freelance en lui-même est assez complexe, parce qu’il y à énormément de points importants à gérer qui sont de l’ordre financier et administratif. Mais si tu le souhaites et que cela t’intéresse, je pourrais écrire un article sur ce sujet uniquement, dis-le moi juste en commentaire ! (Sache d’ailleurs qu’un écrivain auto-édité est normalement considéré comme un auto-entrepreneur puisqu’il vend lui-même ses bouquins, c’est la même chose pour les graphistes généralement).

BÉNÉVOLE À FREELANCE

Avant, j’étais tout simplement bénévole. Mon expérience est plutôt éparse. Avant que je ne m’élance dans un récit biographique, effectivement : NON, je n’ai aucun diplôme qui atteste de mon expérience purement « professionnelle ». Je n’ai pas de diplôme avec une école de correction, ni la certification de Voltaire, même si cela reste dans mes projets.

La première chose à savoir sur moi, c’est que dans l’état actuel des choses, je ne suis pas correctrice freelance dans l’espoir d’en faire mon métier un jour. C’est une de mes possibilités, mais elle est très loin d’être la première dans ma liste. Je suis freelance pour gagner un peu d’argent à mettre de côté, parce que je suis étudiante, blogueuse, et je vis toujours chez mes parents alors que j’ai 23 ans ! Donc, effectivement, je te conseillerais toujours des correcteurs plus expérimentés si tu me le demandes, mais j’accepterais de travailler quand même avec toi (c’est d’ailleurs pour ça que je suis à si petits prix).

Revenons au sujet principal : mon expérience dans la correction. J’adore corriger, mais ça, tu le sais sûrement déjà. Je corrige tout le temps. Je le faisais déjà quand j’étais au lycée. Puisque je n’étais pas très douée en cours, je me jurais cependant de rendre au moins une copie parfaite au niveau de la grammaire. Et j’étais connue pour ça : pour ma jolie plume et presque jamais de fautes (mais on est tous humains, aussi !).

J’ai commencé à corriger « pour de vrai » vers la fin du lycée. Cela faisait quelques années que j’étais sur Wattpad, et je suivais pas mal d’amis qui recherchaient des gens pour corriger et relire. J’apportais très souvent mon aide, par-ci, par-là. Puis vient le jour où je me rends sur ma maison d’édition LGBT préférée, Homoromance Editions, et là, que vois-je ? Qu’ils recherchent des correcteurs bénévoles ! J’ai envoyé une demande aussitôt. Je me suis dit : pourquoi pas ? Tant que j’acquiers de l’expérience, ça me va. Ça a duré un an et quelques mois, avant que je ne décide d’arrêter parce que ça prenait beaucoup de mon temps et que le bénévolat, c’est bien pendant quelque temps, mais on pourra dire ce que l’on veut : tout le monde à besoin d’argent. Mon expérience en tant que bénévole s’est presque terminée avec une dernière commande : la correction des quatre tomes de la série de Mhystiks, Scandale. J’étais encore bénévole pendant le premier tome, et c’est ensuite que je suis devenu freelance.

Ne t’en fais pas ! Je l’avais prévenu, même si je ne me sentais pas trop à l’aise de la faire payer alors que j’avais corrigé gratuitement son premier tome. Mais nous avons finalement trouvé un arrangement, ce qui à fait naître chez moi l’une de mes premières valeurs principales : l’adaptation. Je ne voulais pas être une correctrice freelance avec des tarifs énormes pour m’en faire un salaire (et de toute façon, je ne pense pas que j’aurais eu beaucoup de clients). Ma valeur sûre, ce sont mes prix bas. Je suis entouré de beaucoup d’auto-édités et notamment d’auteurs assez jeunes. Nous n’avons pas tous les moyens de se payer une correction, donc je voulais être « abordable ».

ÊTRE FREELANCE, ÉTUDIANTE, BLOGUEUSE ET AUTRICE

Maintenant que je suis dans le vif du sujet, plongé dans le freelance, je me suis rendu compte des points forts mais aussi des points faibles.

Si j’ai décidé d’être freelance, c’est parce que beaucoup de monde m’avait dit que c’était parfaitement compatible avec les études. C’est comme un job étudiant, en fait. Sauf que c’est moi qui décide des missions et des horaires. Le problème principal, c’est que je ne gagne pas autant que je l’espérais. Bien évidemment, être freelance, c’est :

⊞  Plus d’autonomie
⊞  Une grande flexibilité
⊞  Et une meilleure valorisation de son travail

Le statut de freelance permet de se professionnaliser, d’aborder un rôle qui est normalement inconnu. De s’habituer aux échanges avec un client, de savoir quoi dire, quoi faire. C’est aussi un très bon moyen de se former, c’est avec l’expérience qu’on s’améliore et que l’on avance. Grâce à ça, on développe de nouvelles compétences et on gagne en crédibilité auprès des clients.

Mais les tarifs ont un rôle important. J’ai commencé fin août, et ma dernière mission remonte à décembre. En cinq mois, j’ai gagné seulement 190 euros. C’est très peu, quand on y pense. Pour être honnête, quand j’ai fait le compte, j’étais vraiment impressionnée parce que je n’avais jamais gagné autant d’argent de moi-même. J’étais super contente aussi, c’est toujours quelque chose quand on gagne ses premiers euros en faisant quelque chose qu’on adore et qu’en plus, on aide d’autres personnes.

Pour l’instant, je ne peux pas dire vraiment les points positifs et négatifs seulement au bout de cinq mois seulement. Jusqu’à maintenant, ça se passe bien même si actuellement, je n’ai pas eu d’autres demandes. J’écrirai un article en août 2022 pour revenir, cette fois-ci, sur mon expérience d’une année. Cet article n’est pas très intéressant pour toi, mais j’aime bien parfois parler de mes activités, et celle-ci en fait partie. Si toi aussi tu es freelance, n’hésite pas à partager ton expérience, je serais ravie de discuter avec toi.

COMMENTAIRES

1 Commentaire

  1. Lawrage

    Wow, super enrichissant cet article ! C’est très intéressant d’avoir ton retour en tant que correctrice freelance, quand on a été ton client, héhé

    Ça monte siii doucement l’argent. J’espère que tes nouveaux tarifs t’aideront à être mieux gratifiée pour tout le travail que tu fournis

    Réponse

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SARAH

Véritable couteau-suisse qui alterne entre de multiples activités, j’ai créer ce blog afin de partager mes découvertes, mes recherches et mes projets. J’espère également faire de belles rencontres 🌻

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— DE VICTOR HUGO

J’aurais dû prier pour ne jamais naître. Parfois, les choses ne se passent pas comme on le voudrait. Moi, j’ai su que j’avais tiré ma mauvaise carte quand mes parents se sont effondrés sous mes yeux en m’abandonnant. La fin du jeu est marquée au sang sur mon front, un mauvais « game over » lourd à porter. Je suis devenue un animal dépourvu de pattes et je sais que je perdrai à ce jeu qu’est la vie.