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TECHNIQUE D’ÉCRITURE  ༄  PRÉPARER  ༄  ÉCRITURE

RÉUSSIR SON CLIMAX

PAR SARAH  ༄  28/03/2022

Salut à toi ! Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas abordé le sujet en rapport avec l’écriture elle-même, n’est-ce-pas ? Aujourd’hui, je viens ravir tes attentes avec cet article qui a pour objectif de t’aider à construire le meilleur climax possible – le climax parfait, qui sait ?

Parce que, malheureusement, nous savons tous et toutes à quel point il est difficile de concevoir une trame et de la suivre à la lettre. Comme on dit, rien n’est jamais figé dans le marbre et il arrive que l’on doive faire des changements.

MAIS D’ABORD…

… c’est quoi déjà, le climax ? Je vais te le rappeler ! C’est un mot qui nous vient directement du grec ancien κλῖμαξ. Et en rhétorique, c’est tout simplement une figure de style qui permet de repérer une suite « de gradations ascendantes ». Pour expliciter avec des mots plus clair : c’est le point culminant du récit. Ce terme est, selon Wikipédia, « quasi-synonyme d'[acmé]ou d'[apogée] », deux termes très forts.

La première chose à faire et à savoir avant de se demander si notre climax est suffisant – ou s’il le sera, c’est de vérifier que l’on a bien le squelette du récit. Tu ne peux pas te lancer comme ça si tes bases ne sont pas solides, tu dois structurer tes grandes parties et/ou tes chapitres, afin de te libérer une vision « périphérique » de ce que tu as écris jusque là (ou même de ce que tu comptes écrire). Personnellement, je le fais toujours sur des mindmaps, parce que c’est très grand en général et que le but, c’est de ne pas avoir des dizaines de pages à tourner quand on veut que ce soit clair et succinct. Pour ça, il faut donc d’abord structurer ton schéma narratif.

Tu t’en souviens ? J’en ai parlé dans un précédent article : la plupart des récits sont en trois actes avec le début, le milieu et la fin. Pour t’expliquer beaucoup plus grossièrement, on retrouve :

Dans la partie du début :

  La ou les présentations des personnages
  Les relations sont établies ou s’établissent
  La présentation de la situation (comment, où, quand, etc)
  Le début d’un conflit
  Les premières questions de l’histoire sont posées

Dans la partie du milieu :

La progression des événements avec ou sans l’effet papillon pour montrer l’évolution du conflit initial
  Chaque événement révèle la personnalité vraie du personnage

Dans la partie finale :

  Événement final qui résout ou pas le conflit
  Derniers questionnements : la vie revient-elle ? Nouveau départ ? etc.

C’est un explicatif assez subjectif de ce que peut être le plan d’un récit. C’est donc pour ça que je t’invite à lire mon article sur le sujet.

Lire aussi CONSTRUIRE SON SCHÉMA NARRATIF

CHOISIR LE BON TON

Le deuxième point est de choisir le bon ton, celui qui te démarquera des autres d’une part, et qui t’évitera les banalités d’une autre part. C’est un conseil un peu « subjectif » parce qu’il n’y a pas de miracle possible : c’est à toi de trouver ce qui conviendra le mieux.

Le seul conseil que je peux te donner, c’est d’éviter d’être dans les extrêmes. Il faut savoir faire la balance entre « raconter une histoire » et « expliquer quelque chose ». Toi, en tant qu’auteur, tu es aussi celui qui va raconter l’histoire. En fonction du point de vue de ton personnage, tu dois absolument te plonger intégralement dans le rôle que tu auras choisi, et tu dois également t’adapter au personnage que le lecteur suit.

Parce que le lecteur, lui, doit avoir l’impression d’être dans la tête du personnage et pas ailleurs.

Donc, il faut éviter :

  Le ton rédactionnel : on est dans un récit, pas une rédaction
Le ton extrême : ne soit pas dans le « trop » (trop humoristique, trop attristée, trop etc…).
  Le ton trop intime si tu es d’un point de vue externe ou omniscient
  Le ton pas assez intime alors que tu es à la première personne

Le tout est de trouver celui qui te convient le mieux.

TENIR LE LECTEUR EN HALEINE

Ça, c’est un point très important ! Et pas seulement parce qu’il va t’aider à retenir ton lecteur : il va aussi te permettre d’intégrer une tension dramatique au sein de ton récit. Tous les lecteurs sont friands de tension dramatique, n’est-ce-pas ? Moi, la première. Le problème, c’est que ce n’est pas si facile à faire, il y a pas mal de points à prendre en compte et il ne faut pas aller trop vite, ni trop lentement, sinon ça ne fonctionnera pas.

D’abord, il faut savoir que la tension dramatique, ce n’est pas quelque chose de précis. C’est un genre de flux qui n’a pas vraiment de forme, c’est une impression que le lecteur ressent pendant sa lecture. Souvent, cet effet survient quand on constate des changements importants au sein du récit.

Ça ne t’es jamais arrivé d’être en pleine lecture, d’être totalement plongé dans ton livre et d’un coup, t’exclamer :

« oh non, je sens que je ne vais pas aimer ce qui va arriver ! »

C’est une sensation. Tu le sens venir mais tu ne sais pas vraiment quels mots mettre dessus. Mais ça vient. Hé bien, c’est pareil. En tant qu’auteur, c’est à toi de parvenir à glisser là où il le faut des petits détails qui te permettront d’accentuer cette fameuse tension dramatique. Mais comment ? Je me suis moi-même posé la question un certain nombre de fois, et il y a beaucoup d’articles qui proposent des solutions. Elle est souvent la même, de toute façon : il faut jouer avec la structure de ton récit.

Pour schématiser, il te faut ton plan en trois actes dans lequel tu vas intégrer des éléments : un élément perturbateur, qui permettra à ta tension dramatique d’évoluer légèrement, puis les nœuds dramatiques secondaires, qui amplifieront la tension et, enfin, le climax.

Mais si tu souhaites plus d’informations là-dessus, je te conseille le site de lepigeondecoiffe.

Découvre aussi Tension dramatique : comment la créer

LA NOTION DE CONFLIT DANS UNE SCÈNE

Parce que oui, que serait un récit sans quelques conflits et éléments perturbateurs ? L’objectif n’est pas de bombarder ton texte d’informations à tout va, ni de noyer le lecteur dans un amas de détails dans lesquels il y a de grandes chances qu’il se perde. C’est quelque chose que je déteste, personnellement. Mais il en faut quand même, pour justifier tout ce que j’ai expliqué jusqu’à maintenant : tenir en haleine le lecteur, permettre de poser le bon ton et amplifier ou non la tension dramatique.

En général, on se limite à un nombre précis d’un conflit par scène, parce que c’est le minimum et qu’au-delà de ce chiffre, ça devient difficile de gérer les trames narratives secondaires qui s’entremêlent. Je ne dis pas que c’est impossible, juste que c’est quelque chose qu’on ne gère pas forcément.

Un cas assez typique : celui d’Océane Ghanem (et je ne dis pas ça parce que c’est mon autrice préférée). Elle parvient à gérer des trames narratives sur un même schéma narratif. Ça veut dire qu’elle peut très bien expliciter plusieurs problèmes dans une scène sans que l’un vienne empiéter sur un autre. Tu te demandes sûrement comment elle fait ? Ça passe d’abord par de la pratique régulière de l’écriture, ensuite, par de l’expérience personnelle. Tout le monde peut le faire, mais tout le monde ne peut pas « bien le faire »..

C’est surtout une question de pratique.

Mais revenons à notre histoire de conflit. C’est bien beau de savoir qu’il faut en mettre un, mais quels sont-ils véritablement ? En fait, c’est super simple. Il existe deux familles de conflit :

  Les conflits internes
  Les conflits externes

FAIRE DES LISTES

J’adore faire des listes, d’où ce conseil fort avisé. Fait des listes des événements, des scènes ou des chapitres, comme tu préfères : il faut que ce soit clair pour toi avant tout. Le but de lister est de te permettre de te faire un plan succinct. Plus c’est clair dans ton esprit, plus ce sera simple pour toi en cas de modifications ou de suppressions, ou même lors de ta rédaction.

Tu te demandes sûrement pourquoi faire un plan quand on en a déjà un, même approximativement ? Celui-ci te permettra de :

T’assurer toutes les pistes possibles
  Rejeter les fausses pistes
  D’éviter le syndrome de la page blanche
  De s’assurer de la cohérence des personnages

Le plan est en fait un atout majeur, parce que c’est de là que va naître l’histoire. Il faut donc qu’il soit bien détaillé, en trois actes. Ton plan doit être précis mais a minima, ce qui implique que tu intègres seulement les éléments essentiels avec les lieux de l’action, les noms des personnages, des résumés brefs des scènes et des actes.

En conclusion, c’est :

  – de liberté
  – de rouages pour une intrigue précise
  – de phases de rédaction qui soient fastidieuses

Le but étant surtout d’avoir une vision claire et précise.

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout. On ne peut jamais se contenter de quelques conseils, notamment quand ils ne s’appliquent pas à tout le monde. Mais tout expliquer prendrait énormément de temps, et est-ce que l’on en a toujours ? Pas vraiment ! Surtout quand il s’agit d’écrire un roman (enfin je dis ça, mais c’est le pire conseil qui soit de dire à un auteur de ne pas prendre son temps, ahah). Pour ne pas te laisser désarmé, voici les quelques derniers conseils que j’ai en poche pour t’aider à créer et à maintenir ton climax :

  Faire un brainstorming (pour trouver différentes situations initiales et éléments déclencheurs différents)
  Entrelacer les intrigues pour apporter plus de dynamisme
  Un plan n’est pas figé dans le marbre : tu peux le modifier à tout moment

Et c’est tout, mais déjà bien ! Sache que je travaille sur un projet pour te permettre à toi et aux auteurs intéressés de s’organiser efficacement, en passant par la préparation d’un roman. Ce n’est pas encore terminé mais j’espère le mettre à ta disposition dès qu’il sera terminé !

En attendant, suis les conseils que je t’ai proposé pour t’aider à développer au mieux ton climax. Et si jamais tu n’es pas sûr, n’hésite pas à me demander mon avis, ici, sur instagram ou par mail !

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SARAH

Véritable couteau-suisse qui alterne entre de multiples activités, j’ai créer ce blog afin de partager mes découvertes, mes recherches et mes projets. J’espère également faire de belles rencontres 🌻

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— DE VICTOR HUGO

J’aurais dû prier pour ne jamais naître. Parfois, les choses ne se passent pas comme on le voudrait. Moi, j’ai su que j’avais tiré ma mauvaise carte quand mes parents se sont effondrés sous mes yeux en m’abandonnant. La fin du jeu est marquée au sang sur mon front, un mauvais « game over » lourd à porter. Je suis devenue un animal dépourvu de pattes et je sais que je perdrai à ce jeu qu’est la vie.