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ÉDITIONS REINES DE COEUR

PAR SARAH  ༄  28/03/2022

LES ÉDITIONS REINES DE CŒUR

Voici ce qui me rend particulièrement heureuse : ce sont, bien évidemment, les maisons d’éditions LGBT. Je trouve qu’il en existe pas assez, et pour celles qui sont déjà bien développées, on ne tombe pas toujours sur des perles. C’est pour cela qu’aujourd’hui, je te présente la maison d’édition suivante : Reines de Cœur. Et j’en profite pour te rappeler les ME que je t’ai présenté jusqu’à maintenant :

⊕  Accéder à la LISTE DES MAISONS D’ÉDITIONS

Je vais d’ailleurs être très honnête : je ne connaissais pas du tout cette ME avant il y a quelques mois. C’est Victoria Arroyo (l’une de mes autrices préférées, les vrais savent ahah), qui m’en a parlé. Ni une ni deux, j’ai tapé le nom sur google et voilà un site à la fois romantique et épuré qui m’a tout de suite attiré. Très franchement, des ME lgbt, j’en connais un petit paquet, mais depuis mon expérience mitigée avec Homoromance éditions, je suis restée perplexe. Mais là, sans mentir, elle m’a tout de suite renvoyée une bonne image, cette ME.

Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir chasser. Gardons les pieds sur terre : quelle est cette ME dont je n’avais jamais entendu parler ? Et que vaut-elle réellement ? Je te dis tout ça dans cet article !

REINES DE CŒUR, REINES ENTRE ELLES

Reines de cœur, c’est une maison d’édition qui est surtout centré sur la littérature lesbienne (et seulement lesbienne, pas gay). Il faut savoir que, d’un point de vue purement personnel, après avoir lu et découvert le site, j’ai vraiment eu cette impression de renouveau et en même temps de « déjà vu ». Quelque chose de nostalgique, qui nous donne sans cesse envie de revenir.

Reines de Cœur, ce n’est pas une éditrice et une équipe. C’est trois co-fondatrices : Isabelle B.Price, Edwine Morin et Gaelle Carrion. Ce que j’apprécie énormément, pour le coup, c’est le fait qu’elles se considèrent toutes comme des « co-fondatrices ». Il n’y en a pas une qui a décidée d’être « éditrice » et les autres justes des « co-éditrices, ou associée », comme ça peut être le cas à Inceptio Editions par exemple. Ici, elles proclament qu’elles sont les trois fondatrices et je trouve ça vraiment importants !

Amies et collègues, ces trois jeunes femmes se retrouvent sur le site web univers-L qui regroupe des articles sur la culture lesbienne. Après avoir passé des années sur le sujet, il leur est naturellement venu l’envie de traiter le sujet lesbien autrement. Et ce « autrement », c’est la naissance de la maison d’édition « Reines de Cœur ».

POURQUOI PRÉCISÉMENT UNE MAISON D’ÉDITION ?

C’est aussi ce que je me suis demander. Parce que des maisons d’éditions LGBT, il en existe de plus en plus de nos jours, pourquoi en faire une de plus ? Tout simplement parce qu’elles rêvaient de lire des récits avec « des vampires lesbiennes et des sorcières homosexuelles ». Et je suis d’accord avec elle… pourquoi ne trouve-t-on pas ça plus souvent ? C’est avec ce désir commun et au détour d’une discussion qu’elles se sont lancées.

Ce projet se voit abordé pour la toute première fois en juillet 2014. C’est ensuite seulement moins d’un an après qu’elles se lancent totalement dans leur projet.

Aujourd’hui, Reines de Cœur a huit ans. Ce n’est pas incroyable ça ? (Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu la rater…)

LA RARETÉ DES ME LESBIENNES

C’est un vrai problème, malheureusement. Il y a encore énormément de gens qui ne connaissent ni ne découvrent la littérature lesbienne parce qu’elle n’est pas diffusée – surtout pas dans les librairies, ni dans les grandes surfaces. Alors même que la littérature gay (entre hommes) est déjà en pleine expansion. Pourquoi ? Reines de Cœur pense la même chose : selon elles, il manque quelque chose.

Et ce quelque chose, c’est tout simplement que les vraies ME spécialisées se font très rares. Il en existe déjà, bien évidemment, comme :

⊞  Homoromance éditions
⊞  Dans l’Engrenage
⊞  KTM éditions

Ces trois maisons d’éditions ne sont que quelques unes parmi tant d’autres, il en existe beaucoup d’autre. Pourtant, toutes sont différentes, et Reines de Cœur a pour ambition de changer les codes : parce qu’on ne veut plus d’histoire qui parle de coming out, ni des récits timides que l’on n’ose pas exploiter entièrement.

L’amour homosexuel n’est pas une infamie. Au vingt-et-unième siècle, il est normal pour deux femmes deux s’aimer profondément fort et de l’assumer.

J’en profite pour ouvrir une parenthèse et ainsi répondre à ceux qui me disent souvent « tu devrais montrer comment elles ont fait pour s’assumer entre elles » et à ceux qui me reproche d’avoir « beaucoup trop de couples lesbiens dans un roman » car ça n’existe pas dans la vraie vie.

Hé bien, voici ma réponse : je n’ai aucune raison de justifier que mes deux protagonistes s’aiment entre elles si elles se savaient lesbiennes depuis longtemps et qu’elles n’ont pas honte de l’être. Je n’ai aucune raison non plus d’aborder la question du coming-out en y ajoutant du pathos parce que ce n’est plus l’époque pour : les choses ont évolué, ce n’est plus pareil aujourd’hui. Et pour mon livre, c’est tout a fait normal d’avoir plusieurs couples lesbiens. Parce que dans ce cas, je pourrais très bien répondre qu’il y a beaucoup trop de couples hétérosexuels dans un roman. Ça n’a aucun intérêt.

Il faut savoir ouvrir son esprit a de nouvelles choses.

NUMÉRIQUE ET MAINTENANT, BROCHÉ

En bref, je referme désormais la parenthèse pour revenir a Reines de Cœur. Car aujourd’hui, elles offrent la possibilité de l’ebook et du broché (et même des nouvelles gratuites ! Ce n’est pas incroyable, ça?). Étant donné que l’ebook était pas mal absent de la sphère littéraire lesbienne, c’est très encourageant pour la suite. Et chez elles, il n’y a pas besoin d’attendre que l’ebook soit sorti pour avoir aussi le broché car ils sortent tout les deux en même temps.

QUI SONT LES TROIS CO-FONDATRICES ?

Parlons peu, parlons bien ! J’avais hâte de vous présenter les trois femmes derrière ce beau projet. Je suis parvenue à envoyer quelques questions à Isabelle, et elle m’a répondu ! (je suis hyper contente parce qu’à part InceptiO Éditions, et Plumes du Web qui m’a confirmé une réponse, je n’ai pas eu beaucoup de réponses. )Isabelle.

Isabelle B. Price,
co-fondatrice et gestion éditoriale

Autodidacte, créatrice en 2005 du site Univers-L, elle prend des cours en correspondance et devient Webmaster, réalisant ainsi des sites webs professionnels.

« L’expérience d’Isabelle en tant que lectrice et membre de la communauté LGBT est d’une aide précieuse pour enrichir cette culture LGBTQ. Son désir de créer Reines de Cœur pour soutenir la littérature lesbienne en est un exemple flagrant. Tout comme son souhait d’envisager le numérique comme un support à part entière et non comme inférieur au papier.
Elle-même auteure, Isabelle s’est orientée dans le fantastique lesbien qui est un genre très peu développé dans la littérature francophone. »

Elle a pris de son temps pour répondre à mes questions :

Que fais-tu au sein de la structure de Reines de Coeur ? Quel est ton rôle ?
Bonjour Sarah, merci pour ta proposition d’interview qui nous a beaucoup touchées. Du coup, je vais essayer de répondre au mieux à tes questions. Je m’appelle Isabelle B. Price, j’ai 38 ans et je suis la co-fondatrice de la maison d’édition Reines de Cœur. Concrètement, mon rôle, c’est un peu de tout, parce que quand tu crées une petite entreprise, il faut faire un peu de tout, soyons honnête.

Une grosse partie de mon travail, c’est du travail éditorial. J’ai une grande expérience de la littérature, je lis des livres lesbiens depuis très longtemps, j’ai vu le marché et les œuvres évoluer et je m’intéresse énormément à l’émergence de nouvelles voix. Je partage cette partie éditoriale avec Edwine, l’une des autres co-fondatrices de la maison d’édition.

Ensuite, il y a tous les autres aspects qui sont plus méconnu. Avec ma seconde associée, Gaëlle, nous nous occupons énormément du site web de Reines de Coeur, par exemple. Réaliser les mises à jour, maintenir la sécurité, créer les produits, écrire et proposer des articles toutes les semaines, etc… L’objectif est de faire vivre cette plateforme, lien direct avec les lectrices et lecteurs.

Je travaille également sur tout l’aspect graphique et créatif, en étroite relation avec Gaëlle notamment lors de la création des couvertures. Reines de Cœur possède une charte graphique très reconnaissable créée par une graphiste de talent du nom de Christelle Mozzati. L’objectif est de garder ce lien et d’inscrire les nouvelles histoires et couvertures dans cette palette.

Il y a aussi l’aspect logistique à gérer avec la création des maquettes des livres papiers. La relation avec l’imprimeur, la livraison, etc… Je gère la création de l’intérieur des livres papier pendant que Gaëlle s’occupe de la couverture. Et puis une fois que nous avons reçu les livres, il faut les mettre sous pli, les envoyer, se rendre tous les jours à la Poste.

Enfin, la partie que j’apprécie le moins, le côté administratif et comptable. Dedans, il y a un peu tout et rien. Envoyer les contrats aux autrices, tracer les dépenses et mettre les factures correspondantes en face, facturer les librairies où sont vendus nos ouvrages, etc… Des indispensables, qui ne sont pas visibles et pas forcément au cœur du métier. Mais qui sont une réalité pour tous les chefs d’entreprise.

Si tu as participé à la création de la ME : raconte nous l’aventure, avez-vous rencontré des obstacles, vous êtes vous amusées ?
L’aventure Reines de Cœur, c’est à la base une histoire d’amitié. Si nous n’avions pas été trois amies, Edwine, Gaëlle et moi, jamais Reines de Cœur ne serait née. Il y a une véritable complémentarité entre nous et l’envie de faire plus et d’aller plus loin, tout le temps.

Concrètement, nous nous sommes rencontrées grâce à Univers-L, un site que j’ai créé et animé bénévolement pendant plus de 10 ans. Gaëlle et Edwine ont rejoint l’équipe et ont travaillé à mes côtés durant plusieurs années. A force de réfléchir à la représentation lesbienne et bisexuelle dans les médias, nous avons voulu aller plus loin. Nous avons voulu participer à cette visibilité. Nous avons voulu être partie prenante de son évolution. D’où l’envie de créer Reines de Cœur.

Des anecdotes, nous en avons beaucoup. Notamment à cause du décalage horaire. Edwine vit au Canada, nous en France. Chaque semaine nous avons des réunions Skype de travail. Et chaque semaine, si on est à l’apéro, Edwine se lève ou inversement. C’est mug de café contre verre de bière et ça peut donner des discussions assez marrantes.

Et si ça vous intéresse, nous avons expliqué comment nous avons trouvé le nom et ça n’était pas facile ! Vous pouvez lire tout ça sur cet article de blog.

On a aussi de jolies histoires avec la Poste. Le jour où la Poste a livré un colis vide et qu’une lectrice m’a téléphonée pour me le signaler, je ne pensais pas qu’une belle amitié naîtrait. Mais Nine, du haut de ses 70 ans est fantastique et adore les romans lesbiens. On s’est tout de suite entendues et on a échangé pendant de longues minutes sur le sujet.

  1. Avez-vous des attentes particulières pour l’année 2022 ? Ou des événements importants qui marqueront l’histoire de votre maison d’édition ?

Pour 2022, nous voulons juste continuer à faire notre travail et à découvrir et faire découvrir de nouvelles autrices. Nous avons conscience des difficultés mondiales actuelles et nous ne pouvons pas les ignorer.

Par ailleurs, avec l’inflation, la flambée des prix de l’énergie et des matières premières comme le bois et donc le papier, publier des romans est devenu plus coûteux et compliqué. Nous espérons donc pour 2022 que tout le monde soit en sécurité, bonne santé et puisse poursuivre sa vie et son travail sereinement.

  1. Que pensez-vous du fait que, malheureusement, la littérature lesbienne n’est que très peu visible (dans les librairies ou dans les grandes surfaces, par exemple) ?

Je pense que c’est triste, c’est sûr. Si Reines de Cœur a autant d’importance pour moi, c’est aussi parce que j’ai grandi au Puy-en-Velay, une petite ville très marquée religieusement où il n’y avait ni livre ni films lesbiens accessibles. Du coup, travailler à rendre cette littérature visible est comme un besoin viscéral pour moi.

Après, je pense aussi que le monde est en train de changer et qu’on a la chance d’assister à cette évolution. Quand j’étais plus jeune, les ebooks n’existaient pas. Aujourd’hui, vous trouvez des ebooks F/F très facilement, en un claquement de doigts. Vous pouvez lire sur votre téléphone dans les transports en commun, sur votre liseuse, sur votre tablette ou votre ordinateur. Peu importe. Mais je pense que le fait de ne pas « montrer » les couvertures des romans F/F sécurise certainement une part de notre lectorat. Ce n’est pas simple de lire des livres lesbiens et d’être vue et identifiée. Ça nécessite de se sentir en confiance, en sécurité, d’avoir réalisé son coming out. L’avènement du numérique aide au développement de la littérature lesbienne. En tout cas, j’en suis intimement convaincue. On a du retard en France, mais j’aime à croire qu’un jour, les livres audio se développeront plus, comme les livres enrichis, etc… Il y a encore de beaux progrès qui sont accessibles et qui pourront peut-être permettre de libérer les personnes qui achètent des romans lesbiens du regard d’autrui.

Parce que je me souviens parfaitement de la peur (de la terreur) ressentie lors de mon premier achat de DVD lesbien dans le seul magasin de la ville à l’époque. Et quelque part, je ne souhaite à personne de vivre ça. Donc si le numérique peut aider, à sa manière, à simplifier la diffusion et l’achat de romans F/F, je pense que c’est une très bonne chose. Mais ça n’empêche pas qu’on adore aller en librairie, qu’on rêverait d’avoir nos ouvrages distribués dans un très grand nombre de librairies et que c’est frustrant que ce ne soit pas le cas.

Edwine Morin,
co-fondatrice et gestion éditoriale

Edwine travaille dans l’édition depuis des années et a décidé de se lancer corps et âme dans l’édition numérique avec le projet Reines de Coeur. Relectrice, elle donne des conseils prodigieux aux auteures.

« Passionnée par ce métier et cette thématique LGBT, la création de la maison numérique Reines de Cœur s’est imposée pour elle comme une évidence. Éditrice et correctrice de l’équipe, elle est le premier lien avec les romancières. Elle est ainsi amenée à échanger régulièrement des nouvelles et des informations avec ces dernières, en langue française ou anglaise. »

Gaelle Carrion,
gestion de la communication et co-fondatrice

  Titulaire d’un master 2 en management et marketing, et en gestion éditoriale et communication internet, elle est responsable de la communication de la maison d’édition, des livres mais aussi des auteures (ça c’est important!). « Spécialisée dans la diffusion d’informations sur le web à travers les sites, blogs et réseaux sociaux, elle possède une vision large et complète de ce qui peut être réalisé en matière de numérique. Cependant sa formation originale en marketing direct lui permet également d’avoir un regard plus classique sur la vente des livres.

Geek dans l’âme, elle élabore et met en œuvre une politique globale de communication adaptée à chaque œuvre en relation et à chaque auteure. »

JE VEUX SOUMETTRE MON MANUSCRIT

Alleluyah ! Enfin une maison d’édition chez qui l’on peut déposer nos manuscrits ! Ce n’est pas magnifique, ça ? Et en plus, détail important : tout est expliqué dans les moindres détails. Impossible d’être perdu avec un tel explicatif, ce qui manque cruellement chez d’autres ME.

Chez Reines de Coeur, ça se fait par étapes :

⊞   Contenu des soumission
⊞   Format des tapuscrits numériques
⊞   Comment soumettre le tapuscrit
⊞   Après la soumission

Ce qui signifie que je n’ai pas grand-chose d’autre de plus a te dire puisque tout est déjà expliqué sur leur site. Je t’encourage vivement à aller le voir, même par curiosité, et te remercie de ton attention pour cet article qui, je l’espère, a été intéressant pour toi.

⊕  Voir aussi SOUMETTRE MON MANUSCRIT À REINES DE COEUR

⊕  Lire aussi LA FAQ DE REINES DE COEUR

Sur ce, je te donne rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle maison d’édition !

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SARAH

Véritable couteau-suisse qui alterne entre de multiples activités, j’ai créer ce blog afin de partager mes découvertes, mes recherches et mes projets. J’espère également faire de belles rencontres 🌻

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J’aurais dû prier pour ne jamais naître. Parfois, les choses ne se passent pas comme on le voudrait. Moi, j’ai su que j’avais tiré ma mauvaise carte quand mes parents se sont effondrés sous mes yeux en m’abandonnant. La fin du jeu est marquée au sang sur mon front, un mauvais « game over » lourd à porter. Je suis devenue un animal dépourvu de pattes et je sais que je perdrai à ce jeu qu’est la vie.